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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 21:21

Le nouveau Maire de Maurepas se vante d'avoir consulté la population avant de donner un avis fondé, en réponse au Préfet de la région Île-de-France. Il avait bâti un questionnaire, inclus dans le précédent magazine municipal (novembre) ; il a été présent sur les marchés du début du mois, pour recueillir l'avis des habitant-e-s, en direct.
Quand on a pris l'habitude de faire les marchés avec le sourire, pendant une longue campage électorale, difficile de s'en défaire : paraître un maire convivial, ça donne une meilleure image qu'un conseil municipal qui présenterait publiquement le projet, pour le soumettre au débat ? C'est pourtant ce que les Maurepasiens attendaient.

L'intercommunalité est une question qui traîne chez nous depuis tant d'années !

On l'a vu au dernier conseil municipal du mardi 25 novembre. C'est là que devait se voter le fameux Avis municipal à rendre au Préfet. Et l'on a vu où était le sérieux.
Si la ville de Maurepas se disait d'accord avec la proposition du Préfet, pas de souci : on attendait la suite des décisions. Car il y aura une suite de négociations.
Si une commune rejette le projet, elle doit obligatoirement compléter sa réponse par une proposition alternative précise.

La consultation municipale ayant été conditionnée par l'avis du maire, que l'entrée de Maurepas (et Coignières) supposait l'adhésion à un "mastodonte" de 800 00 habitants : ça donne tout de suite envie... Et bien sûr le mastodonte du Préfet a été unanimement rejeté.

Il fallait donc une suite, une proposition concrète. Mais M. Garestier avait préparé un texte de délibération complètement évasif et vide, reprenant juste l'idée de bassin de vie. Trois groupes d'opposition n'y ont pas vu de mal, chacun avec sa vision: M. Chappat, dans sa détestation financière de SQY, a préféré préciser qu'il nous fallait rester dans la CCE. On peut pourtant s'interroger sur son avenir bien incertain si près de l'ogre de Rambouillet (Communauté de communes Plaines et Forêts d'Yveline).
Puis M. Le Guérinel s'est lancé dans un discours - qu'aucun auditeur présent ne serait capable de résumer. C'est lui qui depuis des années était chargé de nous faire rejoindre la CASQY (dont il était lui-même élu auparavant...) ; et c'est ainsi que Maurepas n'a eu d'autre choix que d'entrer dans la CCE au 1er janvier 2014. Voilà une expérience qui donne de la légitimité !
Enfin, M. Haye s'est distingué en démontrant sa neutralité : il a condamné les partis politiques qui chipotaient sans avancer, droite ou gauche - lui n'étant pas un homme politique. (Aux citoyens de juger ce qu'est un élu...)

On voit donc les différences d'avis entre trois groupes séparés, issus de la même majorité sortante avec trois anciens adjoints au maire G.Mougeot, issus aussi de la même liste du 2nd tour en mars dernier... L'un deux était prêt au compromis, à condition de changer quelques mots dans la délibération : on ne saura jamais quoi, car P. Le Guérinel a tenté de s'accorder avec le maire à l'occasion d'une suspension de séance, mais en vain. (cf. Le précédent compromis, tenté sur le refus de la réforme des rythmes scolaires)

C'était alors au tour du groupe MDS (Maurepas dynamique et solidaire) de donner son avis. Ismaïla Wane a présenté la logique de la position des deux socialistes. Comme tout le monde, un rejet de l'intercommunalité de 700 000 habitants aux portes du Grand Paris.
Mais l'élu a justifié ce rejet en y ajoutant une vraie proposition - que le conseil municipal aurait pu reprendre comme un choix collectif, cohérent avec sa population. I.Wane a bien dit notre motivation pour rejoindre la CASQY. Favorable jusque là à une participation solidaire au sein de la CCE qu'il respecte, il a bien dû admettre que ce n'était pas dans la logique du bassin de vie de Maurepas. Avec cran, il a affirmé sa "fierté de la réussite d'une ville nouvelle de gauche", 40 ans après sa création. Réussite d'urbanisme, d'architecture, d'équipements collectifs, de structures économiques, de recherche, d'éducation et d'université - et dans une perspective logique de rejoindre l'OIN de Saclay, que MM. Mougeot et Chappat avaient malheureusement refusée.
Martine Fayolle a pu alors lire l'avis proposé par le groupe (texte ci-dessous).
Une partie de la salle a semblé protester - on ne sait dans quel sens, mais l'élue est allée au bout de sa lecture.

Bien sûr l'avis de la majorité a été voté par la majorité. Et le Préfet de région qui l'a reçu... n'en fera rien, puisqu'il n'y a pas de proposition alternative à son projet du 28 août.

Pour sourire un peu, on retiendra néanmoins deux interventions au cours de ce Conseil.
L'actuel adjoint aux finances a tancé son prédécesseur sur l'endettement qu'il dénonçait à la CASQY, montrant comme cette obsession répétée n'était pourtant pas un risque pour les communes qui vont la rejoindre. Il s'agit bien sûr d'un endettement pour des investissements d'avenir.
Puis c'est le doyen de la majorité qui a pris la parole, non-UMP mais de la société civile (puisqu'il a été un chef d'entreprise respecté, en particulier dans les Yvelines). En quelques mots vigoureux il a salué la déclaration d'I. Wane, mais surtout la réussite de Saint-Quentin-en-Yvelines. Inattendu, mais plaisant à entendre.

On a eu l'occasion de revoir ces points de vues dans les tribunes des groupes de Maurepas magazine, distribué dans nos boîtes ces jours-ci.

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Maurepas au cœur d'intercommunalités
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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 08:22
Maurepas dans les Étangs

Plusieurs changements à Maurepas depuis quelques mois, dont les habitants n'ont pas forcément conscience. Au niveau municipal bien sûr, ils savent avoir élu une nouvelle équipe, toute UMP, dirigée par Grégory Garestier ; cette nouvelle municipalité doit être en train de prendre les mesures de sa charge pour 6 ans, lourde charge. Attendons un peu pour en juger. Peu d'infos en ce moment : les panneaux électroniques sont désespérément vides depuis plus d'un mois...

Pendant ce temps, nos élu-e-s ont commencé de participer à une vie extérieure : l'intercommunalité. Après des années lamentables pendant lesquelles l'immobilisme et l'incertitude ont fait rage, sur fond de débats et promesses contradictoires (voir "interco" en recherche sur ce blog), le sort en a été jeté, grâce à l'État qui a dû trancher : notre sort est lié à la Communauté de communes des Étangs (avec Le Perray-en-Yvelines, Les Essarts-le-Roi, Les Bréviaires). En date du 1er janvier 2014, ce qui a permis aux élus de la majorité précédente de M. Mougeot de participer à des réunions, sans rendre compte aux Maurepasiens : les 14 et 27 janvier, sous la présidence de Jacques Bouchet, alors maire PS des Essarts. On attend aussi le compte rendu d'une réunion annoncée en février - mais des majorités ont changé depuis, et même à la CCE, les infos trainent.


Une décision intéressante était la composition d'une commission essentielle la CLECT - Commission Locale d’Evaluation des Charges Transférées. Sur les 10 membres déjà désignés en janvier la parité ne régnait pas : Paulette Deschamps était la seule femme / 10 membres. (Heureusement, elle a été réélue maire du Perray...)
Maintenant, il nous reste beaucoup à découvrir et nous attendons la suite : beaucoup reste "à venir". Nous avons hâte de savoir.

Voilà le foctionnement virtuel d'une intercommunalité - que connaissent la majorité des Français depuis des années. À Maurepas et Coignières, depuis notre sortiie de SQY, 30 ans d'isolement et d'oubli. Rattrappons le temps perdu.

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 01:00
réunion publique de Notre ambition pour Maurepas
Ce lundi, la liste conduite par Ismaïla Wane conclut sa suite de réunions publiques par une invitation à la mairie de Maurepas : citoyennes et citoyens de la ville, à quelques jours du premier tour des élections, seront accueillis par l'équipe de Notre ambition pour Maurepas.

On pourra interroger les candidat-e-s et entendre le soutien des élu-e-s et responsables de partis de gauche : pour le PCF, Julien Iborra, Secrétaire départemental des Yvelines, et pour le PS son homologue Sandrine Grandgambe (également conseillère régionale).

Nous rencontrerons aussi la seule sénatrice socialiste de notre département, Catherine Tasca. Et la présence de Robert Cadalbert aura une force symbolique : le président de la CASQY tient ainsi à cautionner la volonté partagée d'accéder un jour à l'intercommunalité la plus évidente pour Maurepas.

En effet, l'intégration à la CCE (Communauté de communes des Étangs) est admise comme un fait concret. Les élections des 23 et 30 mars sont à la fois municipales et communautaires : pour la première fois nous allons élire directement des délégué-e-s qui siégeront aux côtés de leurs collègues des Essarts-le-roi, du Perray-en-Yvelines et des Bréviaires.
Mais aussi, comme les habitant-e-s l'ont exprimé dans toutes les rencontres de cette campagne, le cadre de vie quotidienne est plus souvent celui de Saint-Quentin-en-Yvelines, qui semble un objectif à plus long terme. Le manque de cohérence de ces dernières années a conduit notre ville à la situation actuelle, alors que les adjoints de la majorité sortante mènent aujourd'hui des listes sur des lignes un peu contradictoires...
Le 1er adjoint de 2008 (alors MoDem auprès d'un maire DVG) avait pour attribution spéciale de conclure l'entrée de Maurepas dans la CASQY : en 2014 on peut juger de son bilan alors que, passé à l'UDI et dans l'opposition il y a seulement quelques mois, M. Le Guérinel n'ose même plus en parler... Des troubles de mémoire, peut-être ?

Le plus récent 1er adjoint, qui lui a succédé, est plus logique avec lui-même :M. Chappat ayant entretenu des relations exécrables avec tous les élus socialistes des environs, refuse l'idée même d'un retour vers Saint-Quentin et promet de s'accommoder mieux du nouveau cadre intercommunal. Mais alors, comment peut-il se prétendre le successeur naturel du maire sortant, M. Mougeot qui déplore l'échec de ses démarches vers la CASQY ? Comprenne qui pourra...

Cette soirée sera donc l'occasion de rappeler l'importance de ce premier vote intercommunal, qui scelle de nouvelles solidarités avec les communes voisines : des compétences de la commune vont être partagées avec les communes des Étangs - recettes et dépenses ; et le projet de solidarité de la liste de gauche de Maurepas sera porté à plusieurs communes (pera se faire aussi tite enfance, développement économique par exemple).
Tandis qu'une entente devra s'instaurer encore plus largement sur les transports, la CCE at la CASQY étant riveraines de la RN 10 et de la même ligne SNCF.


Voilà de riches sujets de débat, d'où l'environnement ne peut être absent.

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13 janvier 2012 5 13 /01 /janvier /2012 18:21

"Les bons points" : une brochure avait déjà été distribuée dans les boîtes à lettres de Maurepas, sur le bilan des trois premières années du 4e mandat du maire ; en discours d'introduction aux vœux 2012, M. Georges Mougeot est revenu avec satisfaction sur toutes ses réussites : liste des travaux de 2011, et les projets à réaliser en 2012.

S'il y a des mauvais points dans ce bilan, c'est parce que les responsables sont ailleurs :

- Pour le Lycée des Sept-Mares, la commune s'entend très bien avec le Rectorat (administration  d'État), mais s'interroge sur la bonne volonté du Conseil Régional (collectivité élue à majorité de gauche).

- Pour les transports en commun, Maurepas en "poor lonesome cowboy" déplore encore la responsabilité régionale (STIF) et celle de la CASQY.

- Enfin le troisième point noir est la mythique intercommunalité : si le Préfet impose des "choix politiques", il s'agit en fait du refus de la CASQY (de gauche) de réintégrer Maurepas. Mais lorsqu'on prétend à un rapprochement avec des voisins élus, il vaut mieux d'abord éviter de les vilipender, de les harceler devant les tribunaux...

Pour le maire DVG (Divers gauche), les cibles désignées sont toujours à gauche.Le divers semble être un penchant de plus en plus accentué pour une entente cordiale avec le député-maire UMP d'Élancourt : "de bonnes relations" avec cet ultra-libéral .

Comme le diable niche toujours dans les détails, il fallait une oreille bien attentive pour déceler dans des phrases très subtiles les pires soupçons contre des élus de l'alliance (nationale et régionale) PS-EELV.
De même que moins x moins fait plus, une négation mêlée à une déduction a permis au maire de désigner ses meilleurs alliés au Conseil municipal :"la Majorité et l'opposition UMP". D'où le soupçon (grave) d'ingérance - au minimum - porté contre les écologistes, opposants non-UMP ; est-ce une justification aux manœuvres désolantes dont un élu subit les conséquences à titre personnel ? On ne peut à la légère dénoncer "qui défend des intérêts personnels tant fonciers que para-professionnels" (sic).

Autres boucs émissaires : les conseillers territoriaux socialistes. Le représentant du canton, Ismaïla Wane, déjà pointé en janvier 2011, subit toujours la rancœur qui l'avait alors interdit de permanence dans les murs de la mairie du chef-lieu. Son unique tort reste d'avoir fait son travail d'élu en conscience, soutenu par un grand nombre de citoyens et la section socialiste : il avait fait passer la Culture et l'intérêt général de préférence au mercantilisme, donné la priorité aux cinémas de quartiers (de l'agglomération) plutôt qu'au nouvel avatar de projet  de multiplexe à Pariwest, soutenu par la même "Majorité et l'opposition UMP".

Et quand le Conseiller régional Didier Fischer porte en filigrane la responsabilité de nuire aux intérêts de Maurepas comme représentant de Jean-Paul Huchon, preuve est faite que c'est le Parti socialiste qui est la bête noire de M. Mougeot. Conséquence : pas d'invitations officielles aux vœux annuels, au côté des citoyens qui les ont élus. (Mais des élus UMP non-maurepasiens étaient bien là, forcément invités eux)

voeux-cm-Mps-6.1.12.jpg.jpg

L'hebdomadaire régional avait auparavant donné la parole au maire DVG, qui avait dénoncé le "pacte PS-EELV", menaçant de se présenter lui-même à la prochaine législative, donc contre la député sortante Anny Poursinoff et son suppléant PS désigné, Ismaïla Wane. Pourquoi pas ? nous sommes en démocratie, et cette candidature supplémentaire pourrait confirmer sa tentative précédente de 2009, du moment que le MoDem est prêt à renouveler l'expérience.

Mais reste une énigme, dans l'ambiguïté permanente des dirigeants politiques de Maurepas : ce flirt schizophrène en marge du PS. Après un soutien à S. Royal annoncé dès 2005, le tract local d'une association proche de François Hollande était signé de plusieurs élus sans étiquette : de là à déduire que M. Mougeot revendique toujours une proximité socialiste...

Voilà ce qui fait dire à tous les observateurs que la situation politique de Maurepas depuis plus de 20 ans est "compliquée", voire incompréhensible, sinon inexplicable.

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8 décembre 2011 4 08 /12 /décembre /2011 01:51

Il était une fois un petit village qui devint ville de gauche, Maurepas, la première à se construire en grand, à attirer de nouveaux habitants dans une petite "ville nouvelle", Saint-Quentin-en-Yvelines. Dans cette explosion de vitalité pionnière, un maire de droite eut la lubie de revenir à ses souvenirs de petit garçon dans son petit village ; dès qu'élu, Levet passa à l'acte, et put rester seul maître à Maurepas, séparée de ses voisins.

Presque 30 ans plus tard, le maire de gauche qui lui avait succédé jouissait pleinement de cette belle autonomie, en toute tranquillité ; MM. Mougeot et Chappat en étaient même toujours à solder les comptes avec leur grande voisine, l'agglomération de SQY.
Mais voilà qu'un gouvernement de droite somma Maurepas de se trouver des partenaires pour une intercommunalité. Épisode après épisode, les recherches restaient vaines, car il faut être deux pour faire un accord... Difficile de faire des déclarations d'amour quand on n'a fait que se chicaner !

Qu'importe ! Lubie nouvelle, on fit le grand saut, pour renouer avec la communauté qu'on disait sans charmes. Il fallut d'urgence lui trouver des avantages, avant de lui demander sa main.

Hélas, le Préfet va imposer d'autres noces, semble-t-il, et le dépit est grand à Maurepas : même l'hebdo local s'en fait l'écho - qui ne tend pas si souvent son micro à tous les élus de gauche...

GM-greve-TLN-7.12.11.pngToutes les Nouvelles - 7 décembre 2011

Quant aux maurepasiens qui comptaient sur des promesses pour retrouver des voisin-e-s si proches, ils devront attendre des jours meilleurs.

 

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 13:09

Tel qu'il avait été évoqué ici, le projet inabouti de multiplexe à Maurepas continue de provoquer ses effets.

Si le représentant du maire et son adjoint avaient été déçus du résultat du vote et avaient exprimé leur dépit, c'est le premier magistrat de la commune qui en a tiré des conclusions définitives :

ismaila perm

Dorénavant, le Conseiller général du canton de Maurepas n'est plus autorisé à tenir une permanence dans la mairie du chef-lieu de canton.  La notification est brève, sans formule inutile. Sans même le nom du destinataire, qui a heureusement été identifié par le Président du Conseil général : le courrier a donc été bien reçu, avec juste un peu de retard.

 

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