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économie

Jeudi 7 juillet 2011 4 07 /07 /Juil /2011 10:07

Dans le creux d'un après-midi, dans le vent qui balayait des restes de papiers du marché, sous un soleil pâle pour juillet, ils ont vu un groupe se former, sur la place de la Coquille à Chanteloup-les-Vignes, près des jeux pour enfants. Hommes, femmes, jeunes, vieux, en tenue de sortie de travail ou pendant une pause.

Et dans les rues autour de la place, la question : que se passe-t-il ? "Ségolène Royal ?!" Un éclair dans les yeux : ces gens n'ont pas répondu à un sondage, mais ils la connaissent, et les voilà intéressés tout d'un coup.

Lorsque la présidente du Conseil régional Poitou-Charentes gravit le petit escalier, voilà les enfants qui arrivent à sa rencontre et lui font escorte.

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Ils vont continuer de l'entourer, mais la salle est trop peite pour accueillir tant de monde : Ségolène a rendez-vous avec une association de jeunes entrepreneurs, pour parler de l'emploi. Ils ont l'expertise de leur expérience sur le terrain en île-de-France et c'est pourquoi la candidate a voulu les rencontrer. Ils parlent de leurs difficultés administratives, mais aussi de leurs atouts, à commencer par l'astuce dans le choix de leur "créneau" d'activité, de leur volonté d'y réussir.

Mais il y a foule :

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(deux coudes se sont écartés, une brève seconde)

Et bien sûr comme toujours dans ces circonstances, une autre voix impatiente s'exclame que les habitants ordinaires, pas responsables d'entreprises, ont à parler aussi ! Ce sont des voix mâles qui se sont succédé, tandis que S. Royal écoute attentivement, prend des notes, regarde les visages qui l'entourent. À l'impatient, on répond qu'il aura son tour, c'est prévu puisqu'on est là pour écouter.

Lorsqu'on lui donne la parole, il est déjà apaisé, reconnaissant que d'autres ont déjà dit ce qu'il voulait faire entendre, au nom de son expérience d'animation dans le quartier. Ensuite Ségolène résume ce qu'elle a entendu et dont elle veut tenir compte. la réunion se termine avec des plateaux de gourmandises "diverses", proposées aussi à ceux qui avaient dû rester dans le couloir...

Ce n'est pas une réunion électorale où le notable vient faire un discours : c'est le contact direct d'une politique, oui, mais dans une démarche qu'elle prone et pratique sans relâche. Les habitants qui sont venus par curiosité pourront vérifier s'ils ont été vraiment compris. Des femmes qui n'ont pas l'habitude de discourir en public ont approché la candidate et ont pu lui parler directement.

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C'était un après-midi en Yvelines, sans grand rassemblement. Sans grands notables de référence, mais avec des relais de Ségolène Royal en Yvelines ; Michèle Vitrac-Pouzoulet, par exemple, élue régionale, a pris contact avec les personnes qui avaient une demande, une idée à faire suivre.

Et bien sûr quelques militant-e-s de Désirs d'avenir, dont DAME, étaient là pour vous représenter et... participer, malgré l'horaire.

 

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Par henriette - Publié dans : économie - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Lundi 13 décembre 2010 1 13 /12 /Déc /2010 10:45

Cancun : "une nouvelle politique de civilisation" est possible

 

Bien sûr, l’impasse de la diplomatie climatique a de quoi inquiéter. Copenhague, malgré l’espoir soulevé, fut décevant. Cancun, aux ambitions revues à la baisse, témoigne du fossé persistant entre ce que nous savons et ce qu’ensemble nous peinons à faire. Pourtant, céder au pessimisme serait une erreur de perspective historique et un bien mauvais guide pour l’action

 

Sommet de la Terre de Rio en 1992

Jeune ministre de l’Environnement, j’étais au Sommet de la Terre à Rio en 1992. Je peux donc mesurer l’ampleur de la prise de conscience planétaire en vingt ans, le chemin parcouru, dans les têtes et dans les faits. Même les Etats les plus rétifs aux accords internationaux contraignants engagent aujourd’hui, à l’intérieur de leurs frontières, des politiques plus volontaristes. La campagne de dénégation du changement climatique financée par des lobbies hostiles aux régulations publiques a échoué : les gouvernements ont renouvelé leur confiance au Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). C’est un progrès que le débat concerne les façons, et non les raisons, d’agir.

Reste à convaincre que la crise écologique n’est pas une fatalité qui s’abat sur une humanité impuissante. C’est pourquoi il faut se garder des discours catastrophistes qui désarment les volontés. Car les crises sont aussi des chances de métamorphose. Des opportunités historiques pour se déprendre des vieux schémas et hâter l’avènement d’un nouveau modèle de développement social-écologique.

L’urgence est donc de prouver concrètement qu’il est possible de partager équitablement les bienfaits d’une conversion écologique globale. Cette politique par la preuve, c’est ce que mettent en place les régions et les collectivités territoriales qui se mobilisent pour agir (localement) et transformer (globalement). D’après l’ONU, 50 % à 80 % des actions publiques contre le changement climatique sont déjà de leur fait. En dépit de ces gouvernements qui, sous prétexte de crise financière et de calculs électoraux à court terme, prétendent que la mobilisation écologique serait moins de saison.

Beaucoup de régions et de villes prouvent aujourd’hui qu’on peut inverser la tendance et concilier les intérêts bien compris du Nord comme du Sud. Elles sont là, les nouvelles coalitions intelligentes et, avec les mobilisations militantes qui s’affirment de par le monde, les dynamiques qui finiront par déboucher sur de nouvelles règles du jeu internationales.

lycée-Kyoto

Lycée Kyoto à Poitiers (La Nouvelle République)

Dans ma région, nous avons fait le choix de répondre à une crise globale par une politique globale qui mobilise tous les secteurs et tous les acteurs. Une agriculture plus biologique sans OGM ni pesticides ; des laboratoires à la pointe de la recherche et des industries écologiques compétitives ; des trains qui s’orientent vers l’énergie solaire et des écocarburants non concurrents des productions alimentaires ; un lycée « Kyoto » zéro énergies -fossiles ; des logements sociaux où la très haute performance énergétique fait baisser les factures ; des formations aux métiers verts pour les adultes et pour les jeunes ; des circuits courts dans l’agroalimentaire et bien d’autres choses : c’est possible puisque nous le faisons.

SR-mia-HeuliezSégolène Royal lors de l'essai d'une Mia issue des bureaux d'étude d'Heuliez

jeudi 18 novembre 2010 dans les rues de Cerizay (AFP)

Miser sur le véhicule électrique à bas prix, y compris en prenant une participation au capital d’Heuliez, développer le photovoltaïque malgré les reculades d’un gouvernement qui déstabilise la filière, promouvoir les biomatériaux et la chimie verte, les énergies éolienne et marine, les maisons en bois accessibles aux budgets populaires : c’est possible puisque nous le faisons. Le dynamisme scientifique et économique est toujours au rendez-vous quand une politique publique déterminée lui ouvre de nouveaux chemins, s’emploie à agir conjointement sur l’offre et la demande.

Oui, je crois aux politiques publiques volontaristes qui anticipent, accélèrent et accompagnent la nécessaire conversion écologique de nos économies et de nos sociétés. Oui, loin des charités arrogantes, des égoïsmes persistants et des solutions toutes faites, de nouvelles coopérations entre le Nord et le Sud montrent la voie.

Quand le Poitou-Charentes et la région sénégalaise de Fatick coopèrent pour diffuser cette énergie solaire dont regorge l’Afrique dans les villages, dans l’écotourisme et dans les filières agricoles, cela permet de viser cet objectif ambitieux : devenir la première région du Sud neutre en émissions de gaz carbonique, raison pour laquelle le Pnud (Programme des Nations unies pour le développement) a choisi Fatick comme région pilote de son programme « Approche territoriale du changement -climatique ».

Voilà comment, du Nord au Sud, nous préfigurons ici et maintenant ce nouvel ordre international juste qui doit lier solidement les dimensions écologiques, économiques et sociales du développement humain et planétaire. Dans ce moment de transition où l’histoire humaine hésite encore sur la voie à emprunter, nous sommes de plus en plus nombreux à passer à l’acte et à mettre en œuvre, dans nos territoires et en unissant nos forces, une nouvelle politique de civilisation.


Ségolène Royal, Présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes

 

Par henriette - Publié dans : économie - Communauté : L'espoir à gauche
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 11:52
Jean-Louis Bianco répond à cinq questions.

1. Que vous inspire la crise financière actuelle ?
Ce qui se passe montre où conduit la spéculation financière, la recherche effrénée du profit à court terme et l'absence de toute régulation sérieuse.Les racines du mal sont profondes et durables. La finance de marché a contourné les normes Bâle II (qui imposent aux banques de détenir un dollar de capital environ pour 12 dollars de crédit) et permis à ses acteurs d'accorder 32 dollars de crédit pour un dollar de capital. Par le biais de la "titrisation", les banques ont pu revendre leurs créances et prêter toujours plus, au mépris de toute prudence élémentaire, en refusant de voir que le taux d'endettement des ménages américains atteignait des niveaux insoutenables. Quant aux grands fonds spéculatifs, ils n'ont jamais été assujettis à la moindre règle et ce, d'autant moins qu'ils ont souvent leur siège dans des paradis fiscaux.
Cette crise est une preuve de l'échec de la régulation de la finance par elle-même. Un monde où les transactions réelles, celles qui concernent les biens et services, ne représentent que 2,7% des transactions monétaires de la planète est un monde de fous. Aujourd'hui, nous devons donc avoir le courage politique de changer un système financier perverti. Comme l'a rappelé à de nombreuses reprises Ségolène Royal, rien ne serait pire que de simplement colmater les brèches et consolider ce système.
À travers la motion E, nous affirmons qu'un autre monde est possible, un ordre financier, économique, écologique et social juste et efficace. La mondialisation n'est pas forcément porteuse de toujours plus de malheurs, elle peut et doit provoquer un progrès de civilisation. C'est la volonté politique qui arbitrera cette alternative car les propositions existent, notamment au niveau européen. Un certain nombre sont présentes dans notre texte.

2. Quel rôle pour le futur premier secrétaire ?

Le ou la futur-e Premier-e secrétaire devra faire des propositions fortes, précises, crédibles sur un nouvel ordre mondial et répondant aux problèmes quotidiens des Français. Il s'agira de porter une opposition très claire face au pouvoir actuel qui défait l'impartialité de l'État sur tous les terrains. En parallèle, il ou elle devra faire de notre formation politique un parti de masse, profondément renouvelé, ouvert et en phase avec la société.

3. Quel fonctionnement pour le PS demain?

La force du PS tient à sa capacité à s'ouvrir en permanence sur l'extérieur. Il nous faut donc de nouvelles formes de militantisme, et des conventions thématiques dans chaque région ou département. Notre formation devra être plus à l'écoute des territoires, des militants, des élus locaux. Les élections locales ont prouvé que les Français faisaient majoritairement confiance aux élus socialistes. Nous devons donc donner plus de poids aux intelligences territoriales mais également reprendre notre place sur le terrain, dans les mouvements sociaux, et travailler largement avec les milieux universitaires, économiques, associatifs, syndicaux et avec l'ensemble des citoyens. Enfin, le Parti devra être en capacité de rassembler sur des bases claires et être audible. Cela passe par une opposition conforme aux valeurs fondamentales des socialistes, avec un projet crédible et ambitieux, et avec des réponses concrètes données aux Français. Il faut défendre une volonté radicale de transformation sociale.

4. Quelles relations envisager avec le MoDem ?
Notre motion est parfaitement claire, d'abord un parti de masse, et la stratégie d'Épinay. Elle consiste d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche. Nous n'avons donc pas de divergence avec les autres motions sur ce point. Mais arrêtons l'hypocrisie : dans toutes les motions, il y a des élus qui ont fait alliance avec le MoDem. Nous savons tous que le PS ne peut pas toujours l'emporter seul. Ainsi, nous voulons être cohérents entre nos idées et nos actes. Après avoir rassemblé la gauche, nous devrons discuter avec l'extrême gauche qui devra alors se positionner clairement sur ses motivations. De la même manière, nous devrons discuter avec tous les démocrates (dont les candidats du MoDem) sur la base de notre projet et autour de nos propositions.

5. Citez trois propositions concrètes de votre motion.
La crise que nous connaissons est multiple, nos réponses doivent donc répondre à plusieurs problématiques liées entre elles.
Pour être très concret, je pense important d'évoquer le problème du rapport entre le travail et le capital. La crise du travail en France est bien présente. Par rapport aux autres pays européens, les salariés français sont moins satisfaits de leur situation. Sur ce point, nous proposons de réformer la composition des conseils d'administration des entreprises avec une représentation des salariés à hauteur de 30%.
L'actualité illustre aussi la nécessité pour notre économie de permettre la création d'emplois durables, la soutenabilité de nos comptes publics, la préservation de notre modèle social et la compétitivité de nos entreprises. Proposition très concrète là encore, la conditionnalité des aides qui doivent être subordonnées à la prise de risque, à la création d'emplois non précaires, à la non-délocalisation.
Enfin, pour faire d'urgence l'excellence environnementale, nous souhaitons créer un fonds "après pétrole" (notamment en taxant l'industrie pétrolière) avec deux objectifs : subventionner les installations en énergie renouvelable et financer les transports alternatifs propres.
Ces trois propositions ne sont présentes que dans notre texte.


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Par henriette - Publié dans : économie - Communauté : Soutiens à Ségolène Royal
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 13:45
Connaissez-vous la Ségosphère?
 
Ségosphère est le mouvement des jeunes
qui s’engagent pour Ségolène Royal.


En vue de l’élection présidentielle, Ségolène compte sur ce mouvement pour mener la campagne participative de la jeunesse. Elle désire que tous les jeunes y participent et soient  une véritable force de propositions sur les sujets qui les concernent :
Comment fonder un système éducatif garantissant la réussite de chacun ?
Comment mieux s’insérer dans la vie active ?
Comment instaurer une République sans discriminations fondée sur le vivre ensemble ?
Comment lutter contre la violence dans nos quartiers ?
Comment garantir le progrès économique et social des pays en développement ?
Comment préserver notre planète des dégâts environnementaux ?
 
Première réunion pour Ségosphère 78
Aujourd'hui, les jeunes Yvelinois peuvent faire partie intégrante de cette campagne puisque Ségosphère 78 vient de se mettre en place et organise son premier débat participatif
le mercredi 20 Décembre à 18h45

« l’Éducation et l’entrée dans la vie active »

avec Robert Caldabert, Safia Otokoré, Sylvie Faucheux
salle Léo Ferré à la médiathèque du Canal de Saint-Quentin-en-Yvelines, à Montigny-le-Bretonneux.

informations et contact :
http://www.segosphere.net
Ségosphère 78 : Florian Bohême  06 33 06 72 36

Par henriette - Publié dans : économie
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