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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 10:58

allocution prononcée le 1er mai, par Michèle Vitrac-Pouzoulet, conseillère régionale d'Île-de-France, devant le mur des Fédérés de Satory : commémoration utile pour rappeler que le sang a coulé à Versailles, pour faire payer la Commune.


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  Mesdames et Messieurs les représentants des Amis du Parti Socialiste de Versailles,

 

CherEs Camarades,

 

Je tiens tout d’abord à remercier la section de Versailles et son secrétaire de section d’avoir organisé cette commémoration.

  Au nom de Jean-Paul Huchon, Président de la Région Ile-de-France, que je tiens ici à excuser et qui m’a chargé de le représenter, je vais vous dire quelques mots sur l’importance de cette commémoration aujourd’hui.

 

Je commencerai avec la relecture d’un extrait de « La Commune Histoire et souvenirs » paru en 1898 :

 

« Au moment où vont partir leurs derniers coups, une jeune fille venant de la barricade de la rue Saint-Maur arrive, leur offrant ses services : ils voulaient l'éloigner de cet endroit de mort, elle resta malgré eux. Quelques instants après, la barricade jetant en une formidable explosion tout ce qui lui restait de mitraille mourut dans cette décharge énorme, que nous entendîmes de Satory, ceux qui étaient prisonniers ; à l'ambulancière de la dernière barricade et de la dernière heure, Jean.-Baptiste. Clément dédia longtemps après,  la chanson des cerises. Personne ne la revit.[...] La Commune était morte, ensevelissant avec elle des milliers de héros inconnus. »

 

Ce texte magnifique est signé de Louise Michel, celle que la presse Versaillaise appela la Louve avide de sang.

 

Louise Michel, cette femme, de gauche, précurseure du féminisme aura été l’une des figures emblématiques de la Commune de Paris.

 

N’étant pas historienne, je ne me risquerais pas à vous détailler par le menu les nombreux récits sur cet événement majeur dans l’histoire de notre Pays.

 

Ce que je puis vous dire par contre, c’est qu’ aujourd’hui, 1er mai 2010, quasiment 140 ans après la Commune, après cette semaine sanglante de mai 1871, nous avons plus que jamais besoin de Louise Michel.

 

De ces femmes, et de ces hommes aussi, qui donnent leurs vies aux services des autres, de leurs idées, au service de notre société.

 

Nous n’avons plus que jamais besoin de Louise Michel pour que nos valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité résonnent dans l’esprit de notre nation comme ont résonné les tambours des communards pour dénoncer l’infâme, l’injuste, l’inacceptable !

 

« Chacun cherche sa route; nous cherchons la nôtre et nous pensons que le jour où le règne de la liberté et de l'égalité sera arrivé, le genre humain sera heureux. »

Malheureusement, Chère Louise Michel, ce jour de « Liberté et d’Egalité » n’est pas encore arrivé.

 

Il nous faut donc inlassablement avoir ces paroles dans nos esprits. Quand nous serons cet après-midi aux côtés de milliers de salariés, à l’occasion du traditionnel défilé du 1e Mai, n’oublions-pas que Louise Michel déclara aussi : « Ce n'est pas une miette de pain, c'est la moisson du monde entier qu'il faut à la race humaine, sans exploiteur et sans exploités. »

 

Chers Citoyens de Versailles, chers Camarades, vous l’aurez compris, ne nous laissons pas exploiter par des exploiteurs réels ou imaginaires.

L’inconscient collectif amène parfois à taire les erreurs passées, mais l’intelligence collective amène toujours à construire le meilleur.

C’est ce que je retiens de la Commune.

 

Alors oui, n’oublions pas cette chanson populaire « Le temps des cerises », associée à l’idée de Liberté, de Solidarité et de résistance à l’oppression.

 

En vous remerciant encore une fois de votre invitation, je terminerai mon intervention sur un ton plus badin, mais ô combien d’actualité en vous rappelant cette chanson des Communards qui disait :

 

« Tout ça n'empêche pas Nicolas
Qu' la Commune n'est pas morte.
Tout ça n'empêche pas Nicolas
Qu' la Commune n'est pas morte !

 Vive la Commune !

 Vive la République !

 

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Published by henriette - dans fraternité
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