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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 11:00

La commission préfectorale (CDAC) a tranché ce 25 novembre :

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Assez prévisible après les nombreuses réactions au projet, le refus du dossier avait allié les représentant-e-s de collectivités territoriales (CASQY, Conseil général), des consommateurs, et bien sûr  de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) : vote majoritairement négatif de la commission, où siégeaient deux adjoints au maire de Maurepas, représentants de la viile.

Tout le monde guette bien sûr un recours d'Immochan à la commission nationale (CNAC) malgré ce score peu encourageant. On peut voir aujourd'hui les conséquences (politiques) à travers les différentes réactions.

Les 873 signataires de la pétition, spectateurs et cinéphiles entre Saint-Quentin et Rambouillet, sont satisfaits de ce résultat qu'ils espéraient ; pour eux ce n'est pas de la politique, même s'ils sont aussi contribuables des collectivités qui financent les salles de quartiers : de quoi s'interroger sur la cohérence. Ils sont maintenant près de 1300 à s'être portés sur le site, continuant leur soutien.

Soulagement aussi pour le responsable du Ciné 7, qui avait programmé et budgeté des travaux lourds : 3e salle, aménagement avec ascenseur, dont les résultats seront bienvenus.

Enfin la ville de Maurepas : la sortie de Maurepas Actualités, produit son petit effet dans la population. Les deux dernières pages de tribunes libres, par groupes d'élus, provoquent plus d'interrogations qu'elles n'y répondent. Il est vrai que leur rédaction - vu le temps d'édition du magazine municipal - est probablement antérieure au refus officiel. Dans l'ordre, les groupes qui évoquent le sujet (3 groupes/7, et non des moindres) :

 

MAUREPAS ÉQUILIBRE (opposition écolo - 3 signataires du texte, ci-dessous en extrait) :

"Le Maire propose l'implantation d'une salle de cinéma multiplex (12 salles) près du village de loisirs, peut-être pour en améliorer l'équilibre financier incertain. Mais quel impact sur la salle de cinéma locale qui apporte bien plus que de la projection commerciale ? Et sur la circulation routière ? En quoi l'intérêt pour le développement durable est-il compatible avec ce gigantisme commercial ? Allons-nous pouvoir en débattre ?"

 

UNION POUR L'AVENIR DE MAUREPAS (groupe composante de la majorité - 7 signataires du texte, intégralement cité) :  

"Les Maurepasiens méritent un conseiller général soucieux de leurs intérêts et mieux qu'un très mauvais film.    Depuis plusieurs années, un complexe cinématographique est prévu pour compléter l'actuel Village des Loisirs.

Nous avons tout à y gagner. Pour disposer d'une offre cinématographique digne de ce nom, il faut aujourd'hui aller jusqu'aux salles UGC de Saint-Quentin-en-Yvelines, ce qui suppose de prendre une voiture, se déplacer parfois tard le soir...

C'est peu commode pour une partie importante de la population : nos anciens vieillissent et peuvent avoir du mal à se déplacer ; les jeunes n'auraient pas besoin de prendre un véhicule, ceux qui travaillent en journée gagneraient un temps précieux. Cette proximité serait un avantage pour tous, sans compter les emplois à la clé. En cette période de crise, ce n'est pas négligeable. Enfin, financé par des fonds privés, cet ensemble viendra compléter les équipements actuels sans coûter d'argent public. Qui pourrait s'en plaindre ?

Or, ce projet déclenche des hostilités logiques et d'autres plus surprenantes.

Que les élus d'Élancourt craignent pour le cinéma des Sept-Mares, on peut les comprendre, même si leurs craintes sont sans doute excessives. Un petit cinéma de proximité et un grand complexe ne se font pas vrament concurrence.

Plus étonnante est la position du conseiller général socialiste du canton. Au lieu de défendre les intérêts des Maurepasiens, il prend en effet position contre notre projet, déclarant suivre ainsi la "position du parti socialiste"; Soyons réalistes. Il suit surtout les consignes d'élus de la ville nouvelle que chagrine cette future implantation.

La question est alors simple: si le conseiller général choisi par les Maurepasiens va contre leurs intérêts, à quoi sert-il ? la réponse lui sera donnée lors des prochaines élections."

 

RÉUSSIR MAUREPAS (groupe de la majorité divers-gauche, dont le maire et le 1er adjoint - 7 signataires de cet extrait)

"Intercommunalté libre ou forcée. (...)

Mais des difficultés existent : (...) l'opposition ou le frein systématique à tous les projets intéressant Maurepas (gare SNCF, transports en commun en site propre, nouveau cinéma - pourtant prévus sans recours aux fonds publics contrairement à la 3e salle d'Élancourt programmée sur fonds publics sans aucune concertation, CIO, passerelle de la RN10...)

Dans ces conditions, et même si les majorités sont de même couleur ici et là, comment pourrait-on nous forcer à rejoindre une agglomération qui ne veut pas de nous et le manifeste en permanence ? Devrions-nous perdre nos acquis de gestion rigoureuse, sociale et créative pour satisfaire des calculs poliitques venus d'ailleurs ?" (...)

 

M-Actu-Lettre groupes-12.10

Maurepas-Actualités - pp. 22-23

Il n'est pas négligeable de constater que ce multiplexe est surtout l'illustration même d'un problème principal, évoqué en sous-entendu. La future intercommunalité, obligatoire en 2013, et qui semble la grosse patate chaude : le 1er adjoint, venu de l'agglomération de SQY (qu'il persiste à appeler ville nouvelle) avait mission de la réussir pendant ce mandat en alliance avec le maire sortant et réélu. Autre problème récurrent : la démocratie non-participative, la décision sans débat ni explication ; pour une concertation, il faut être au moins deux.  Nous reverrons ces deux questions ici plus tard : vos commentaires seront les bienvenus, évidemment.

 

Le choix pour ou contre ce multiplexe s'est donc traduit pour les élus en choix politique. Et visiblement sans frontières de partis.  Les élu-e-s qui mettent en avant l'intérêt général, sont tout à fait légitimes :

Si M. Fourgous (UMP) cumule avec sa mairie d'Élancourt ("commune la plus peuplée du canton"), où le Ciné 7 est à moins de 200 mètres de la limite de Maurepas, il est aussi et surtout député de la Nation (comme Anny Poursinoff, députée EELV) ; il siège également (opposition) au bureau de la Communauté d'agglomération de SQY.

Si le conseiller général, pris vivement à parti par un groupe d'élus, n'avait pas le sentiment de la dignité de sa fonction, il aurait pu manifester avec humeur contre ce déni irrespectueux. Élu par la majorité des électeurs du canton, il n'est propriété de personne. Pourquoi défendrait-il les "intérêts des Maurepasiens" contre tous les "intérêts" des 3 autres communes ?

 

ET d'ailleurs, où sont vraiment "les intérêts des Maurepasiens" ? Ils s'expriment, mais personne en ville ne le leur a demandé, ne les a consultés - à part M. Wane, CG socialiste, profitant de ses rencontres avec les citoyens, dans ses permanences : lui-même l'a rapporté publiquement le 20 novembre.

 

Il faut bien mal connaître cette ville pour penser que ses habitant-e-s ne vont pas déjà au Ciné-7, cinéma "digne de ce nom" ; qu'ils s'imaginent rentrer du bout de Pariwest "tard la nuit", "sans véhicule"...

Et qu'il ne relèveront pas le défi électoral moqueur de M. Le Guérinel, quand le temps sera venu.

 

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Published by henriette - dans environnement
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