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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 13:14
Le Président de la République a bien raison : il a dit vouloir en finir avec la "dictature des bons sentiments"   et "la pensée unique" selon laquelle "la misère engendre naturellement la criminalité".
"Je dis exactement le contraire, la délinquance ne procède que très rarement de la souffrance sociale. Elle résulte simplement de l'attrait de l'argent facile".


Comment le contredire ? une enveloppe kraft remise par une entreprise qui veut obtenir un contrat avec une commune, pour l'entretien, c'est très facile à accepter, même si elle est lourde de billets (en francs à l'époque).  Un maire qui a besoin d'argent pour vivre plus à l'aise, on le comprend : à l'époque il ne suffisait pas de travailler plus pour gagner plus !

"Aucune rue, aucune cave, aucune cage d'escalier ne doit être abandonnée aux voyous" a dit M. Sarkozy ce 28 mai, et on ajoutera aussi : et bien sûr aucune assemblée territoriale !

Car il est temps de remarquer que les mêmes causes produisant les mêmes effets, voilà deux présidents du Conseil général condamnés pour corruption en moins de dix ans. Pas en 9-3, non ! dans les Yvelines... Département très inégalitaire certes, où le chômage industriel s'aggrave, mais où ce n'est pas la misère qui a fait tomber des élus et hauts fonctionnaires condamnés en 2002. Un président condamné à de la prison ferme, un vice-président en prison alors qu'il devait remplacer un député, ce n'était déjà pas banal. Mais s'ils devaient voler pour nourrir leurs familles, ils ne se sont pas contentés de chaparder un bifteck. Faire restaurer la maison de campagne était plus confortable, et le contribuable yvelinois a été volé sans douleur.... et jamais remboursé, car le président successeur n'avait pas fait évaluer le montant du dommage.

Les contribuables de Mantes-la-Jolie, dont les impôts ont été détournés pour remplir de nouvelles enveloppes kraft, pouvaient, eux, être dans la souffrance sociale ; cela n'a pas gêné les élus dont la Cour de cassation vient de confirmer les condamnations : ils ont empoché les billets.

On approuve donc la volonté déterminée de rigueur contre la délinquance, quand le Président l'exprime si fortement - au risque même de faire oublier la campagne des Européennes !

Quoi qu'en disent certains, on approuve la célérité de l'État pour faire exécuter enfin le dernier jugement. Il est normal que la Préfète des Yvelines ait voulu mettre fin à des risques de désordre dans les mêmes lieux.  Elle a donc notifié très vite au président Bédier l'arrêt de la Cour de cassation.
Elle empêchait ainsi que d'autres - à l'image des mœurs de quartiers sensibles - essaient de jouer les caïds pour occuper au plus vite la place à pourvoir.
L'autorité de État a bien fait respecter la loi de la République, ce qui est son rôle.


Le reste du discours de ce matin mérite tout autant d'intérêt : "Des gens qui n'ont jamais travaillé de leur vie et qui pilotent en toute impunité de grosses voitures doivent répondre devant les services fiscaux". Quand on vit de son capital ou de ses rentes, c'est l'argent qui travaille, et on peut s'acheter une grosse voiture ; il faudra aller voir dans certains quartiers - peut-être pas les mêmes.

Mais il va falloir regarder si la bienveillance des médias locaux n'a pas couvert certaine forme de délinquance : "les dessous d'une succession" n'ont pas été commentés sous cet angle.
Jamais on n'a vu autant que dans ces affaires, durer autant une fameuse "présomption d'innocence". Jamais ailleurs les délinquants que pourfend M. Sarkozy n'ont reçu autant d'éloges et d'hommages.

Pour FB, ancien président lui-même : "Je regrette que PB ait été condamné sans preuve (sic). Cette condamnation me laisse très perplexe." Voilà les juges de la Cour d'appel et de la Cour de cassation traités d'incompétents ; où en est la Justice de notre pays ?

L'hebdomadaire de notre région récapitule pourtant les condamnations : en "oubliant" toutefois d'indiquer les durées d'inéligibilité. Nous reviendons sur les rapports entre l'information locale et la politique. (à suivre)

Une seule certitude : trois condamnés dans cette affaire de corruption (en plus de Bédier, Masdeu-Arus et Forray), quand il y avait plus de 70 mises en examen pour l'affaire des années 90.
Pour nous la déliquance est en baisse !

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Published by henriette - dans démocratie
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