Mardi 12 mai 2009
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Sous prétexte que l'UMP arrive tout juste à établir ses listes de candidats aux élections du 7 juin - déjà ! - il est de bon ton de juger que la campagne n'a pas commencé.
Comme si la droite seule pesait dans un débat qui doit conduire à l'élection de 72 eurodéputés !
Si elle semble marquer du mépris pour ce Parlement éloigné de Paris, si elle choisit ses candiidats sur des critères désolants, les électeurs jugeront. Avoir pensé qu'aucun des députés de
droite sortants ne sera à nouveau candidat, c'est faire bien peu de cas du travail qu'ils ont fourni, de l'expérience qu'ils ont acquise ; faire bien peu de cas de l'avenir de l'Europe !
Voilà pourtant
30 ans que nous votons au suffrage universel direct, pour élire le 2e Parlement le plus important au monde : cette année 745 sièges représentant un demi-milliard d'habitants
(après l'Inde), des 27 pays de l'Union européenne ! Voilà 20 ans aussi que les pouvoirs et compétences de ce Parlement se sont mieux équilibrés, dans la co-décision, avec la Commission européenne
et le Conseil européen.
Cette participation directe des citoyens est le meilleur moyen de faire progresser la démocratie des institutions européennes : le Parlement ne gagnera en importance que s'il est issu d'un scrutin
où nous aurons voté en nombre. De même que des gouvernenants rejettent sur "Bruxelles" l'impopularité de certaines de leurs propres décisions, de même les citoyens ne peuvent se plaindre d'ignorer
ou subir ce que votent leurs députés européens.
Une étape semble importante ce 7 juin 2009 : sortant du "compromis" qui régnait depuis les débuts de l'Union, la gauche européenne s'est avisée qu'elle pouvaitt faire faire de plus grands pas à la
construction d'une Europe sociale. Ce que permettra l'application du Traité de Lisbonne (en attendant mieux) à partir du 1er janvier 2010. Très bientôt.
C'est ainsi que le PSE (Parti socialiste européen), fort de la participation de 33 partis socialistes, sociaux-démocrates, travaillistes et progressistes, propose unanimement un programme commun,
dit
"Manifesto" .
Pour la première fois les électeurs peuvent donc choisir ensemble leurs députés sur une base commune : de quoi construire au Parlement européen
une vraie majorité
politique (de gauche) !
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