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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 09:53
Même si l'heure était peu favorable à la mobilisation, quelques militants socialistes ont été soutenir les manifestants de Continental lors de la "visite" du Président Sarkozy à Rambouillet. Visite sur laquelle les commentaires ci-dessous ne viennent pas des dangereux  gauchistes que nous sommes sans doute, mais de la presse, tout simplement.

Le conseiller régional Didier Fischer, lui, n'avait rien à craindre d'une rencontre avec les ouvriers de Continental, et  notre camarade-reporter Jean-Pierre était là aussi, avec son appareil :

UNE VISITE PRÉSIDENTIELLE TRÈS ENCADRÉE

Branle-bas de combat, hier, à Rambouillet, pour la visite de Nicolas Sarkozy, venu présenter la réforme de l’hôpital. Tout a été fait pour éviter un quelconque débordement

Maxime Fieschi | 14.03.2009, 07h00  


Le chef de l'Etat était hier à l’hôpital de Rambouillet, en compagnie de Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, et de Gérard Larcher, président (UMP) du Sénat et maire de la commune, pour présenter et défendre la réforme de l’hôpital et du système de santé, qui doit être votée le 18 mars à l’Assemblée nationale.
Il a participé ensuite à une table ronde avec des professionnels de santé, organisée, elle, à Clairefontaine, devant 700 invités.
Démarrée à 10 h 30, la visite, très encadrée, s’est faite au pas de course : urgences, radiologie, cardiologie puis gériatrie. Présenté par un Gérard Larcher enthousiaste, Nicolas Sarkozy a ensuite exposé sa réforme devant un petit auditoire qui l’a accueilli chaleureusement.
Juste avant, dans les urgences pédiatriques fermées au public, il a rencontré quatre délégués syndicaux : « On voit qu’ils sont passionnés, même si ce qu’ils disent n’est pas toujours lumineux », a ironisé le président.

« En quelques minutes, les policiers étaient là, tambourinant à nos portes »

« Il était là pour communiquer sur sa réforme sans écouter nos inquiétudes », rétorque Patrick Mangenot, délégué CGT, qui raconte comment lui et d’autres militants ont mis des drapeaux aux fenêtres de leur local et ont scandé des slogans à son passage : « En quelques minutes, les policiers étaient là, tambourinant à nos portes. Nous avons dû baisser pavillon. »
Depuis une semaine que la visite est programmée, les officiels sont sur les dents. A l’hôpital, la veille de la visite, des ouvriers repeignaient les urgences tandis que d’autres goudronnaient des morceaux de chaussée. Pour la sécurité, plus de 1 100 policiers et gendarmes ont quadrillé les rues, les routes et les forêts autour de Rambouillet et de Clairefontaine. Une manifestation de 200 salariés de Continental a été soigneusement bordurée.

Ce luxe de précautions en a agacé plus d’un. Au comptoir de la brasserie le Cinq, Pierre témoigne : « Une amie a dû faire un esclandre. Elle a été bloquée à deux pas de son domicile, juste en face de l’hôpital, entre 11 h 30 et midi. Son petit garçon, rentré de l’école, l’attendait à la maison pour déjeuner. » Maurice, croisé rue du Général-de-Gaulle, réagit lui aussi : « Il faut expliquer cette loi, c’est sûr… Mais je crois que ce déplacement n’apporte rien aux gens que le président a à peine croisés… ni à lui d’ailleurs. »

Qu’aura donc retenu Nicolas Sarkozy de sa visite à Rambouillet ? Au moins les marques d’amitié des centaines de militants et de la quasi-totalité des élus UMP du département qui l’ont ovationné au cours d’un meeting très privé organisé sur l’hippodrome, juste avant qu’il ne reprenne son hélicoptère. Il était alors 14 heures.

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Published by henriette - dans Rambouillet
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